Les problèmes de traduction

INTRODUCTION

Traduire du japonais vers le français n’est jamais une tâche neutre. Entre les différences culturelles, les subtilités linguistiques et les nuances propres à chaque auteur, le passage d’une langue à l’autre implique inévitablement des choix qui peuvent altérer la compréhension du texte d’origine. La grammaire japonaise, plus souple et souvent implicite, laisse fréquemment place à l’interprétation : les sujets sont sous-entendus, les nuances émotionnelles se glissent dans la forme des phrases, et un même mot peut revêtir plusieurs sens selon le contexte. Restituer cette richesse sans la dénaturer constitue un défi constant pour tout traducteur. C’est particulièrement vrai dans le cas de Dragon Ball, œuvre culte d’Akira Toriyama, dont la traduction française a souvent suscité le débat. Si la première traduction de Kiyoko Chappe, s’était attachée à rester globalement fidèle au texte original malgré quelques maladresses et approximations inévitables, la seconde réalisée par la traductrice Fedoua Lamodiere, traductrice pour les produits dragon ball depuis 2003, dont la perfect édition identifiée comme la version la plus proche possible de l’œuvre japonaise, s’en éloigne paradoxalement à plusieurs reprises. Certaines reformulations ou choix de vocabulaire modifient subtilement, voire profondément, le sens voulu par Toriyama. Ainsi se pose une question essentielle : jusqu’où une traduction peut-elle s’éloigner de sa source sans trahir l’esprit de l’œuvre ?Dans la lecture de cet article, vous explorerez un ensemble d’exemples, parfois techniques, pour vous aider à mieux percevoir l’esprit de la version originale et à vous en inspirer au plus juste.

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